الأربعاء، 25 يناير 2012

Mohamed Abed Al-Jabri





Décès du philosophe Mohamed Abed
Al-Jabri

Par RFI

Le philosophe marocain Mohamed Abed Al-Jabri, l’un des spécialistes de la pensée arabo-musulmane, est décédé lundi à Casablanca à l’âge de 75 ans. Mohamed Abed Al-Jabri avait été l’un des dirigeants de l’Union socialiste des forces populaires (USFP, coalition gouvernementale).Comment définir une pensée arabe contemporaine ? Toute sa vie Mohamed Abed Al-Jabri aura réfléchi à cette question.Prenant le contre-pied d’une pensée orientale mystique, il défend l’idée que la raison et l’islam ne se contredisent pas. Dans une trentaine d’ouvrages dont le plus connu est sa « Critique de la raison arabe », le philosophe n’aura cessé d’étayer cette thèse d’un rationalisme arabe.Le philosophe Mohamed Abed Al-Jabri n’en n’était pas moins engagé ; il est l’un des créateurs et dirigeants du parti socialiste marocain jusqu’au début des années 80. Et c’est parce que l’intellectuel n’a jamais dissocié sa pensée de l’action qu’après les attentats du 11-Septembre, Al-Jabri décide de reprendre la plume. Il veut offrir une vision plus éclairée de l’islam et entame pour cela une explication du texte coranique.
Au Maroc le texte est descendu en flêche par les islamistes mais dans le reste du monde arabe, il fait figure de référence pour beaucoup.

Mohamed Abed Al-Jabri venait de Figuig dans l’extrême sud-est du pays, tout près de la frontière algérienne. D’abord instituteur, le jeune homme poursuit ses études pour devenir professeur de philosophie à l’université de Rabat. Jusqu’au bout, il aura enseigné et écrit. Son dernier ouvrage « La compréhension du coran » a été publié il y a à peine deux ans.

TRAJECTOIRE ET PENSEE
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Né en 1935, dans un milieu modeste, à Figuig dans le sud-est du Maroc, Al-Jabri obtint un diplôme d’études supérieures en philosophie, en 1967 et débuta une riche carrière académique à l’Université de Rabat, en tant que professeur de philosophie générale et d’épistémologie. Sa thèse sur Ibn Khaldün (La pensée d’Ibn Khaldoun : les grandes lignes d’une théorie Khaldounienne de l’histoire musulmane) lui inspira l’entreprise d’un énorme travail de refondation de la pensée arabo-musulmane.

Ses premières recherches le menèrent à la critique des problèmes éducatifs et intellectuels au Maroc et dans le monde arabe. En 1980, il produit un livre culte consacré à la critique du patrimoine culturel arabe (Nous et le Patrimoine), et c’est en 1984 qu’Al-Jabri entame la publication de son ouvrage de référence, consacré à « la critique de la raison arabe », sous quatre angles d’approche : la formation des systèmes cognitifs de la raison arabe, la structure de la raison arabe, la raison politique arabe et la raison éthique arabe. Annonçant l’objet de cette œuvre, inédite dans le monde arabo-musulman et traduite en plusieurs langues, Al-Jabri s’exprimais, en février 1983, en ces termes :

« Le sujet traité [dans cet ouvrage] devait être abordé depuis un siècle. La critique de la raison est une partie primordiale et préalable à tout projet de renaissance. Mais notre renaissance arabe contemporaine s’est déroulée autrement et c’est probablement l’une des principales raisons de son échec qui perdure à nos jours. Peut-on construire une renaissance sans une raison renaissante ? [sans] une raison qui n’a pas revu de manière globale ses outils, ses concepts, ses projections et ses visions ? ».

Al-Jabri a légué une quarantaine d’ouvrages, aussi riches que diversifiés, et une revue fort méthodiquement critique (au sens épistémologique du terme) de près de 1500 ans d’histoire tumultueuse de la pensée arabo-musulmane. Ses œuvres furent toujours un plaidoyer en faveur d’un rationalisme ouvert et enraciné. Al-Jabri eut notamment le mérite d’analyser, méthodiquement et avec beaucoup de pertinence, l’opposition objective entre la tradition mystique et illuministe orientale incarnée par Avicenne (980-1037) et le rationalisme musulman occidental incarné par Averroès (1126-1169). Dans sa « critique de la raison arabe », il diagnostiqua le déclin de la pensée arabe moderne et précisa les raisons qui l’ont fait vivre en marge de l’histoire, faute d’avoir su s’approprier la pensée d’Averroès dont l’influence fut, en revanche, considérable sur la philosophie européenne occidentale.

Al-Jabri fut également un militant politique, de gauche, avant de se retirer du bureau politique du parti socialiste marocain, en 1981, et se consacrer à l’écriture. Concluant son livre sur la critique de la raison politique arabe, il affirme :

« L’instauration d’un régime constitutionnel démocratique et moderne permet effectivement d’implanter la modernité politique et son enracinement. Cependant la raison politique n’est pas seulement régie par le type du régime de gouvernement et ses articles constitutionnels, mais principalement par des déterminants, sociaux, économiques et culturels. En ce qui concerne la raison politique arabe, le renouvellement de ses trois déterminants (la tribu, le butin et le dogme) est une condition nécessaire pour la hisser au niveau où elle sera à même de répondre aux exigences de la renaissance et du progrès dans le monde contemporain.

Ce renouvellement des déterminants de la raison politique arabe ne peut être accompli sans s’employer à leur négation historique, tout en les substituant par des déterminants historiques modernes. D’où la nécessité d’une critique à la fois du passé et du présent. La critique du présent, avec tout ce qu’il a hérité du passé, est le premier pas de tout projet prospectif. Et comme le passé et le présent chez [les arabes] ne se dissocient pas, que ce soit à l’échelle de notre conscience ou de notre réalité, il faut donc les critiquer tous les deux, critiquer ce qui fonde, consciemment ou inconsciemment, la raison politique dans le passé et dans le présent : la tribu, le butin et le dogme. »
Prix et récompenses.

Al-Jabri reçut plusieurs prix arabes et internationaux, dont celui de Bagdad pour la culture arabe (1988), le Prix maghrébin de la culture (Tunis, 1992), le Prix des commandeurs (Fondation de la pensée arabe) (Beyrouth, 2005), la médaille Avicenne de l’Unesco (2006) et le prestigieux prix de la fondation Averroès pour la pensée libre (2008).

Mais il lui arriva aussi de refuser de nombreux prix, dont le prix Saddam Hussein à la fin des années 1980 (100 000 $US) et le prix du colonel Kadhafi en 2002 (32 000 $US).
http://www.lepost.fr/article/2010/05/06/2063126_l-auteur-de-la-critique-de-la-raison-arabe-le-philoso phe-marocain-mohamed-abed-jabri-est-decede-a-l-age-de-75-ans.html

AZIZ BELAL était d’une stature exemplaire




AZIZ BELAL était d’une stature exemplaire.

Il avait à son actif une militance exemplaire peu commune. L’apport théorique révolutionnaire qu’il a légué est dense. Tout cela fait que ces sentiments se transforment en fierté et en haute considération. en espoir révolutionnaire lorsque l’on prend conscience que le projet de société nouvelle,pour lequel Aziz Belal n’a aménagé aucun sacrifice théorique et concret,devrait être aujourd’hui mis sur pieds,pour le rendre encore plus clair,pour développer ce qu’il suppose comme recherches, discussions,études,pratiques et pour confirmer que les camarades d’Aziz Belal restent déterminés à poursuivre dans sa voie,conclure sa démarche et ouvrir le chemin vers la concrétisation de son espérance.

AZIZ BELAL n’est pas mort,par sa pensée,sa modestie,son sourire,son comportement exemplaire,ses larges connaissances,la profondeur de ses vues. De cette pérennité de la présence d’Aziz ,nous apprenons,nous tirons des enseignements,nous en faisons notre profit pour continuer sur sa lancée et en inspirer,au service de ce pays et de ce peuple, qui a produit aziz, qui a produit le parti de Aziz, qui a produit le Parti de Aziz, qui a produit les camarades de Aziz

ALI YATA
(extraits de l’allocution inaugurale du colloque scientifique
organisé par le PPS les 25,26et 27 mai 1984
à Rabat en hommage à Aziz Belal)


SPECIAL AZIZ BELAL

« JE SERAI HONORE D’ŒUVRER A LA
PERPETUATION DE AZIZ BELAL »


J’ai été très touché par la disparition de notre grand ami le professeur Aziz Belal, mort dans des circonstances très douloureuses.

J’ai connu le défunt durant une trentaine d’années en tant qu’élève, étudiant, puis enseignant. Il était l’exemple même de la noblesse,de la droiture et de la fidélité à la patrie.

Son rôle dans la fondation de l’Université Marocaine t dans le renforcement de la pensée nationale arabe est connue de tous, son absence de la scène militante en ces circonstances est une perte incommensurable, vu sa nature et toutes les qualités qui le caractérisaient et qu’il est impossible de trouver réunies en une seule personne.
Notre tristesse se trouve un peu atténuée du fait que le défunt a laissé un groupe d’étudiants, aujourd’hui enseignants et responsables, qui ont puisé dans ses principes, son savoir et qui veilleront certainement à la perpétuation de son héritage au service des intérêts nationaux.
Enfin je suis ceux qui seraient honorés d’œuvrer dans ce sens à cette noble tache.
Nous appartenons tous à Dieu et c’est à lui que nous retournerons

Abellah LAROUI

Ali YATA : L¹histoire a fini par lui donner raison





Ali YATA : L¹histoire a fini par lui donner raison
par :Ahmed Zaki

Le 13 août 1997, nous quittait Ali YATA le leader révolutionnaire qui, durant un demi-siècle, mena le combat du peuple marocain pour l¹indépendance, la liberté, la démocratie et la justice sociale.

Homme politique doté d¹un sens exceptionnel de l¹analyse des réalités socio-économiques et culturelles de la nation marocaine et d¹une vision éclairée de la géostratégie à l¹échelle planétaire, il a su conduire la lutte du peuple marocain vers l¹édification d¹une société démocratique de progrès et de modernité.
En effet, Ali Yata a su faire du parti à la tête duquel il s¹est totalement investi durant toute sa vie, une organisation politique par et pour le peuple, entièrement dévouée à ses causes nationales, en même temps qu¹engagée sur le plan international pour la défense de la paix et pour le soutien des luttes des peuples opprimés.
La gauche marocaine lui est redevable pour sa grande perspicacité dans les luttes des masses populaires pour l¹instauration d¹un régime de démocratie et de l¹Etat de droit qui se construit actuellement sous nos yeux.

Il faut rendre hommage à Ali Yata pour le courage qu¹il a eu durant les années noires de la répression au Maroc d¹avoir toujours pris position pour la lutte politique, responsable et résolue, sans jamais succomber à la tentation du blanquisme et de l¹aventurisme, que d¹aucuns ont privilégiée, avec tous les dégâts que l¹on connaît.

Visionnaire, Ali Yata l¹était. Il faut ici se remémorer ses prises de positions sans cesse réaffirmées pour un dialogue national durant la période trouble que le Maroc a connue au début des années 70 avec la double tentative de putsh et les événements tragiques de Moulay Bouazza.

L¹histoire a fini par lui donner raison avec l¹évolution vécue par le pays dès le début des années 90 axée sur la recherche du consensus et du compromis historique dont il est incontestablement l¹artisan avéré.

Partisan convaincu de la nécessité de l¹union des forces démocratiques pour conduire la lutte du peuple marocain, Ali Yata a été au centre de la création de la Koutla démocratique en 1992 dont chacun peut apprécier aujourd¹hui les réalisations dans le cadre de l¹action menée en partenariat avec l¹institution monarchique dans le respect des principes de défense des intérêts supérieurs de la patrie et du peuple, de la fidélité aux valeurs morales de l¹action politique au service des causes les plus nobles.

Plus nous avançons dans la construction du projet de société de démocratie, de progrès et de modernité, plus nous nous rendons compte de la justesse de vue de ce militant révolutionnaire que fut Ali Yata, qui a su allier l¹amour de la patrie à l¹internationalisme, la défense de l¹initiative privée créatrice de richesses aux intérêts des travailleurs manuels et intellectuels, la promotion des valeurs du socialisme au respect des particularismes qui fondent la nation marocaine.

Ali Yata était en effet le théoricien perspicace de la dialectique qui féconde l¹action politique pour en faire un instrument du développement p (8/14/2006) olitique, économique, social et culturel au service du peuple, loin de la politique politicienne qui privilégie les intérêts particuliers et sectaires à l¹intérêt général.

Sans aucun doute, les générations montantes gagneraient à s¹inspirer des enseignements que nous a légués Ali Yata, qu¹il s¹agisse de la fidélité aux principes de la fermeté dans la défense de l¹intérêt général ou du respect des valeurs humanistes du socialisme, à un moment où notre pays traverse une phase cruciale de son évolution.

Lyautey a-t-il « créé » la monarchie ?





Lyautey a-t-il « créé » la monarchie ?

Le Maroc indépendant a largement puisé dans l’héritage lyautéen. D’ailleurs, si l’on devait retenir une influence majeure des quarante-quatre années de Protectorat français, l’action de Hubert Lyautey, en tant que Résident général (1912-1925), aura certainement été la plus forte. Monarchiste revendiqué, le grand Maréchal n’a jamais caché son admiration pour le système makhzénien. Il a même inscrit son action de sorte que le Makhzen et ses pratiques soient maintenus et perpétués. Lors d’une allocution à l’adresse des Chefs Indigènes venus le saluer à Fès le 9 octobre 1916, il déclara : » Avant toute chose, la puissance chérifienne a été rétablie dans son éclat (…) Le Makhzen fortuné, les chefs héréditaires et les pachas forment autour de lui comme une éclatante couronne de joyaux précieux, et vous savez tous avec quel soin je m’attacherai toujours, ainsi que tous ceux qui collaborent avec moi, à ce que les rangs et les hiérarchies soient conservés et respectés, à ce que les gens et les choses restent à leurs places anciennes, à ce que ceux qui sont les chefs naturels commandent, et à ce que les autres obéissent « . La méthode de Lyautey consistait à préserver les coutumes et les règles makhzéniennes. Il s’attacha à maintenir au mieux les institutions traditionnelles de l’Empire chérifien. Ainsi a-t-il peut-être sauvé la dynastie alaouite, sur le déclin, le trône, voire même l’unité du Maroc.



LYAUTEY Louis-Hubert
Un article de GeneaWiki.

Maréchal LYAUTEY Un technicien de la colonisation
Louis-Hubert Lyautey naît à Nancy en 1854. Il opte pour le métier des armes, mais préférera toujours l’aventure coloniale à la vie morne de la caserne métropolitaine.
Cultivé et ami des lettres, très proche du catholicisme social d’Albert de Mun, ce royaliste légitimiste séduit par son caractère généreux et sa haute idée de sa mission d’officier: avant tout pacifier et civiliser.
Il se distingue tout d’abord au Tonkin, avant de seconder Gallieni à Madagascar.
En 1903, le colonel Lyautey est nommé en Algérie. Il est commandant de la subdivision d’Aïn-Sefra, puis, en 1906, de la division d’Oran. Ses opérations pacifient les confins marocains.

En novembre 1903, il occupe Colomb-Béchar. En 1904, il installe deux nouveaux postes. De 1905 à 1906, il patrouille dans les steppes qui s’étendent jusqu’à la vallée de la Moulouya.

Hubert Lyautey n’était pas encore Maréchal de France quand il fut élu à l’Académie française, le 31 octobre 1912, au fauteuil d’Henry Houssaye par 27 voix. Il ne fut reçu qu’après la guerre, le 8 juillet 1920, par Mgr Duchesne
En 1912, il est nommé résident général dans un Maroc en pleine révolte.Un de ses officiers le décrit ainsi: «Sec et étincelant comme la pierre à feu, vif et pétillant d’esprit comme le vin de ses côtes de Moselle… il n’a pas le temps d’être modeste.»

La convention de Fès (mars 1912) établit le protectorat français sur le Maroc, dont Lyautey fut le premier commissaire-résident général. Il entreprit la « pacification » du Maroc, malgré le début de la Première Guerre mondiale.
C’est en tant que résident général qu’il laissera une trace profonde dans la société et l’urbanisme marocain. Attaché à la culture locale , il édicta plusieurs lois visant notamment à protéger les centres anciens des grandes villes (les villes coloniales seront construites à la périphérie des médinas) ou à établir des règles strictes laissant aux indigènes des espaces de liberté (interdiction pour le non-musulmans de pénétrer dans les mosquées).

Très cultivé, artiste, il aime les belles étoffes, les beaux chevaux, les galops effrénés. Avec ses grands burnous soutachés d’or, ses selles garnies de peaux de tigre, son allure élégante et fière, il séduit les Arabes: «Tu es un fils de chef.»Il s’entoure d’une équipe de jeunes officiers: Gouraud, Henrys, Mangin, Franchet d’Esperey…

Son activité est peu commune. Il préside des conseils de guerre, des conseils de notables. Il harangue les tribus marocaines. Il multiplie les projets (ports, ponts, palais).

En 1914, en s’appuyant sur un nouveau sultan, Mulay Yusuf, il a pacifié une bonne partie du Maroc. Il utilise ses agents dans les tribus, limitant au minimum les opérations militaires. Il est respectueux de la spécificité du Maroc, de sa religion, de ses traditions et de ses institutions.

Quand éclate la guerre de 1914, Lyautey reçoit l’ordre de renvoyer en France la plus grande partie de ses troupes et de réduire l’occupation du pays aux ports de la côte. Avec les hommes qui lui restent et les réservistes qu’on lui envoie, il se maintient sur ses positions malgré les intrigues allemandes. Il fonde des villes, crée des foires, lutte contre les tribus rebelles.

Pendant un court intermède, il est rappelé en métropole afin de succéder, à Gallieni comme ministre de la Guerre, dans le gouvernement d’Aristide Briand, entre décembre 1916 et mars 1917.

Il retourna ensuite au Maroc, et sera fait, en 1921, Maréchal de France.
Il combat la révolte d’Abd el-Krim tout en poursuivant son œuvre: création d’un port modèle à Casablanca, fondation de Kenitra…

Mais, sous le gouvernement de Paul Painlevé, il se voit retirer le commandement des troupes engagées contre la rébellion d’Abd-el-Krim qui est confié à Philippe Pétain.
Lyautey démissionna et rentra définitivement en France, en 1925.

En 1931, trois ans avant sa mort, le maréchal Lyautey organise lui-même, à Vincennes, l’Exposition coloniale internationale, couronnement de l’œuvre française d’Outre-Mer.

Mort en France à Thorey, le 27 juillet 1934, Lyautey fut enseveli à Rabat.
En 1961, sa dépouille devait être ramenée en France pour être déposée aux Invalides
Actuellement, le Lycée Lyautey est l’un des plus grands lycées français au monde, situé à Casablanca (Maroc), en hommage au Maréchal (construit par les Français pendant le protectorat). Son portrait est peint sur le mur Est du bâtiment K. Les Marocains ne l’ont pas débaptisé, ce qui prouve les liens entre les deux pays. http://wiki.geneanet.org/index.php/LYAUTEY_Louis-Hubert

Abdelaziz Mouride





Abdelaziz Mouride
On affame bien les rats!

Né à Casablanca, Abdelaziz Mouride est membre fondateur du mouvement 23 Mars, un des principaux courants de l’extrême gauche marocaine, à la fin des années 60. Arrêté en novembre 1974, il est condamné à 22 ans de prison. Il sera libéré en 1984 après 10 ans de détention.
Aujourd’hui, il est journaliste dans un hebdomadaire marocain.

Des militants, des journalistes, des écrivains, des avocats, de simples soldats ont témoigné, par leurs écrits, de ce que furent, au Maroc, les années de plomb. Aucune image ne nous est jamais parvenue du sinistre centre de détention Derb Moulay Chérif, en plein cœur de Casablanca. Pas plus que la prison de Kénitra où l’on enfermait, dans les années 70 et 80, tous ceux qui avaient rêvé, sans violence, un Maroc autre.
Dans la pénombre de sa cellule, Abdelaziz Mouride, a croqué, jour après jour, planche après planche, pendant de longues années de détention, cette chronique d’un voyage au bout de l’enfer. Abdelaziz Mouride signe ainsi, quatorze ans après sa sortie de prison, la première bande dessinée marocaine, où la réalité dépasse la fiction.

On affame bien les rats
par Abdelaziz Mouride
( Livre )
Paris-Méditerranée
2001, 62 p.
Coédité par Tarik Éditions


Cette une bande dessinée « conçue et amorcée en prison, opère un retour détaché et goguenard sur son sinistre passé de cobaye des tortures. Il appelle cela « une expérience humaine ». L’humour et la dérision sont des armes terribles pour conjurer l’insoutenable. Abdelaziz est pudique, il ne fait pas de son terrible voyage un étalage complaisant de sa lutte contre l’iniquité. Il a lutté comme tant d’autres. » Il faut parler de ces années terribles pour qu’on ne vive plus jamais d’années terribles « » (Amale Samie, Maroc Hebdo)

« Dans la pénombre de sa cellule de Derb Moulay Cherif (Casablanca), Mouride a croqué son histoire. Jour après jour. Planche après planche. Il dessine tout : les simulacres de procès, l’isolement, les humiliations, la torture, la grève de la faim… l’ignominie des années les plus sinistres qu’a connu le Maroc sous le règne de Hassan II. » (extrait d’un article de Yann Barte)

السبت، 2 يناير 2010

ندية ياسين "المرأة التي عارضت النظام علانية"






هي واحدة من بين نساء قلائل، من أطلقن ألسنتهن للبوح عن آراءهن تجاه النظام المغربي، وأحيانا انتقاد مؤسساته، بما في ذلك المؤسسة الملكية، إذ أن هذه المرأة، التي ارتشفت حد الثمالة من أيديولوجية والدها، حصدت نتيجة مواقفها ألقاب عدة، لازمتها قرابة ثلاثة عقود، حيث لا يتردد البعض في وصفها بـ "المشاكسة" تارة و"المتمردة" تارة أخرى، ولعل هذه الألقاب وغيرها، قد ساهمت في رسم "بروفايل" خاص عن امرأة استثنائية، عكست في كثير من حواراتها وآرائها وكذا مداخلاتها الأكاديمية، موقف جماعة العدل والإحسان من نظام سياسي تتقاطع فيه حسب أغلب قادتها (الجماعة) اختلالات جمة، لذلك، لم تتردد المرأة في الجهر بإصلاحه أحيانا وانتقاده في أحايين كثيرة.

الحديث هنا يخص "ندية ياسين" كريمة الشيخ عبد السلام ياسين، المرشد والزعيم الروحي لجماعة العدل والإحسان.

على امتداد قرابة عقدين من الزمن، ظلت مواقف ندية ياسين من النظام المغربي شبه مستهلكة من طرف العامة والنخب، بل امتدت مواقفها تلك إلى حد تبنيها من طرف غالبية أطر وكذا قاعدة الجماعة، بيد أن سنة 2005، كانت بمثابة منعرج حاسم في توجهاتها الفكرية والإيديولوجية، سيما وأن الظرفية آنذاك، كانت تقود "الجماعة" نحو عتبة 2006، المتميزة بطابع خاص لدى أغلب قاعدتها وأتباعها وكذا مريدها، لارتباطهما حسب هؤلاء بـ "رؤيا 2006"، المقرونة حسب اعتقادهم بـ "الحدث الهام"، إذ من خلال حوار مطول أجرته "الأسبوعية الجديدة" مع ندية ياسين سنة 2005، برزت هذه الأخيرة كمعارضة للنظام، إثر جهرها علانية بموقفها من النظام الملكي، حيث صرحت وقفا لقناعاتها الشخصية، بأنها تختار الجمهورية كنظام للحكم، لتنظاف إلى خانة جمهوريو المملكة، الذين لا يتعدى عددهم أصابع اليد الواحدة، ونتيجة لما تضمنه حوارها المعنون بـ "الملكية لا تصلح للمغرب" المنشور في العدد 33 من "الأسبوعية الجديدة"، سنة 2005، تم متابعة ندية ياسين بجنحة "المس بالنظام الملكي"، وهي الجنحة التي مازال فصول متابعاتها حاليا بيد القضاء، وحسب ندية ياسين التي تلاحقها تهمة ثقيلة، إن مضمون الاستجواب ـ تجيب عن سؤال إحدى المنابر الوطنية ـ "لا أدعوا فيه إلى تغيير نظام إلى آخر، وإنما اعتقد أن نظام الشورى يعتمد على الإخبار الكامل للشعب المغربي حتى يكون اختياره سليما"، كما بررت خلال إحدى حواراتها عدم مساسها بالدستور والمؤسسات قائلة "أبرهن أننا في عهد جديد نؤمن فيه بحرية التعبير ونقدم خدمة للمؤسسات تبرهن على أننا في بلد ديمقراطي، ولا أعتبر تصريحاتي ماسة بالدستور والمؤسسات، ذلك أني لم أمس بشخص الملك ولا الأمراء".

وحسب العديد من المتتبعين، لا تختلف مواقف وآراء ندية ياسين عن مواقف والدها، حيث ذهب الكثيرون في اتجاه اغتراف مدللة الشيخ، إيديولوجيتها من معين والدها عبد السلام ياسين، صاحب رسالة "الإسلام أو الطوفان" التي بعثها للراحل الملك الحسن الثاني، وكذا رسالة إلى من يهمه الأمر التي وجها إلى الملك محمد السادس مع بداية بزوغ فجر العهد الجديد.


Almichaal Hebdo

محمد الكحص الفقير الذي استوزر من مهنة المتاعب





شاءت الأقدار أن تصنع منه وزيرا ينتعش كلما سمع كلمة "معالي" أو "سعادة الوزير" عوض كلمة "الزميل" التي لازمته قرابة عقد من الزمن، عندما كان مديرا مساعدا ومدير تحرير جريدة "ليبراسيون" لسان حزب الاتحاد الاشتراكي المفرنس، وعكس المتوقع شاءت رياح الاستوزار أن تجري بما تشتهيه سفنه المحملة بالآمال والأحلام، "الوردية طبعا". فبعد إبحار شاق في عالم الصحافة،بدا كمن يسبح في يم من الحبر الأسود، مستعينا بقلمين للتجديف بغية الوصول إلى الأفق المنحوت بخطوط حمراء متوازية، لكن عاصفة الرياح الشرقية أو الاشتراكية رمت به إلى شط وزارة عجوز تسعى أن تظهر بمظهر فتاة في كامل عذريتها، قيل إنه ولج الوزارة برجله اليمنى حاملا معه جرأة القلم وحيوية الصحافي التي فرضتها عليه مهنة المتاعب، فرغم ضعف الإمكانات المخصصة لقطاع حساس (الشباب) إلا انه عرف كيف يسلط على نفسه الأضواء، خصوصا لما اضطلع على حقيقة وزارة الشباب التي تجعل الداخل إلى أروقتها عجوزا في سن السبعين، فقد قاد حملة تطهيرية داخل دواليب الوزارة، ليحول مكتبه إلى قاعة للتحرير، حتى راجت أخبار من كون وزيرنا أو كاتب الدولة في الشباب، حسب التسمية الرسمية، أنه نقل إلى مكتبه نخبة من أصدقائه وزملائه السابقين كمعاونين ومستشارين في إدارة الوزارة، ولما لا مؤنسين ما دام القطاع شبابيا مائة بالمائة.


آمن هذا الشاب بأن لا شيء ينفعه لتحديث قطاع الشباب وإزالة البقع السوداء التي أحدثتها ترسبات الماضي سوى "صابون تازة"، لهذا ابتدع أفكارا جديدة من شأنها أن تعيد للأشياء قيمتها ومن ضمنها "الكتاب" الذي أقسم أن يعيد له هو الآخر زمنه وقيمته، حتى أنه خاطب وناشد الكتب أن تعلن تمردها لتغادر الرفوف التي سجنتها لسنوات طوال، ممهدا لها طريقا آخر، حتما سيؤدي إلى رفوف الوزارة.
فبعد سنتين من تولي الملك الراحل الحسن الثاني حكم المغرب، أي في 30 شتنبر 1963، سمعت صرخة محمد الكحص مدوية في سماء تازة مصحوبة بزغاريد حسب العادة المغربية، فقد استطاع هذا الوليد أن يزرع الدفء في صفوف الأسرة التي تعيش في جو تازة البارد آنذاك، ترعرع هناك، وأخذت ملامح الشباب تلتهم براءة طفولته، لكن والديه لم يخطر ببالهما يوما أن ابنهما سيظل شابا مع أنه طرق منتصف عقده الرابع، عيناه الذابلتان، شفتاه المائلتان شيئا ما تخفيان أسنانه البارزة، يهوى تسريح شعره ناحية اليسار تماشيا مع توجهه عندما ولج الاتحاد الاشتراكي أول مرة وعمره 14 سنة، فهو عكس بعض الوزراء الذين تدلت كروشهم بفعل المأكولات الرسمية، إذ رغم تقلده لحقيبة وزارة غير مكتنزة، إلا أن ملامح السمنة لم تظهر عليه بعد، لذا قال أحد معارفه "لو التقى مواطن مغربي وجها لوجه محمد الكحص، وليست لديه عنه أدنى فكرة، فحتما سوف لن يدري أن الذي أمامه وزير يحمل على عاتقه هموم وشغب الشباب"، تناقضت الآراء من حوله، فهو بالنسبة للبعض مجرد إنسان عادي بسيط، مشبع بثقافة التازيين، حتى أن شكله قبل تقلد حقيبة وزارية، يوحي بأن الرجل شعبي حتى النخاع مع ميله للانطوائية. لكن في نفس الوقت يرى فيه البعض الآخر، شابا منفتحا على ثقافة الغرب بحكم تكوينه في أوروبا، فقد تابع محمد الكحص دراسته بكلية الحقوق والعلوم الاقتصادية بجامعة نانسي 2 بفرنسا، ليعرج في اتجاه آخر، سالكا دربا وعرا عنوانه الأبرز "الخبر مقدس والتعليق حر".


كانت محطته الموالية بمدرسة الصحافة بستراسبورغ، ليعود إلى المغرب وبحوزته شهادة "الميتريز" في العلوم الاقتصادية ودبلوم الدراسات المعمقة في التسيير وكذا دبلوم الدراسات العليا في الصحافة، مما جعل أبواب جريدة "ليبراسيون" مشرعة أمامه، ليشغل بها منصب مدير التحرير سنة 1993.
كما أنه أنجز عدة بحوث، أهمها كان في التدبير الاستراتيجي والعلاقات الأورومغاربية، وبحثا آخر في مجال التسويق السياسي والتيكنولوجيا.


تسلق محمد الكحص أدراج الحزب، وأبان عن علو كعبه في عدة مجالات، صرخ واحتج وانسحب وضرب براحته المنصة مثل زميله فتح الله ولعلو، لذا كان لزاما أن يتأثر الشاب بالرواد في الدفاع عن هموم المواطنين، ولما لا الاستوزار مثلهم، حتى قيل إنه في أواخر عهد اليوسفي، كان الكحص يميل إلى كفة أستاذه محمد اليازغي الذي قاد تيارا داخل حزب الاتحاد الاشتراكي، تاركا عبد الرحمن اليوسفي يسبح في تياره مع الآخرين، لهذا ذهب البعض إلى كون اليازغي هو من مهد الطريق وعبّدها للكحص للمرور بسهولة إلى رحاب الحكومة، خصوصا أنهما تحملا معا مسؤولية إدارة جريدة "ليبيراسيون"، وهناك من الصحافيين من علق ساخرا بقوله إنه لم يكن يتوقع أن يرى الكحص بجلباب أبيض وطربوش المخزن الأحمرء، وسط جموع البرلمانيين في بهو مجلس النواب، وهو نفسه الكحص الذي صرح بكونه يعتبر البذلة الرسمية وربطة العنق جزءا من مهنته، فالصحافة من منظوره الخاص لها تقاليدها وطقوسها شأنها في ذلك شأن المهن الأخرى، وتضيف المسؤولية الرسمية لها نمطية معينة، يجب قبولها، والأمر في غاية البساطة، حيث يمكن القول حسب تعبيره إن هناك مصالحة تاريخية قد وقعت بيني وبين ربطة العنق، لكن هذه الأخيرة ربما خنقت أنفاسه، لما رن هاتفه في ساعة متأخرة بإحدى الليالي الصيفية سنة 2005، ليقف على هول الفاجعة التي راح ضحيتها أطفال في سن الزهور في إحدى المخيمات بمدينة إفران، فقد توفيت عدة فتيات من ضمنهن شقيقتان إثر إهمال بعض الأطر"غير التربوية" للأطفال، الأمر الذي أدى إلى نشوب حريق بإحدى الخيمات ذات اللون الأخضر خلال آخر يوم من المرحلة التخييمية الأولى التي كانت تحت شعار "عطلة بنكهة الحياة"، لكن لهيب الشمعة التي تسببت في الفاجعة امتد ليلا ليمس سعادة الوزير، الذي حسب البعض، انشغل بهاجس الكم على حساب الكيف والجري وراء البحث عن تضخيم الأرقام عوض البحث عن تحقيق الجودة، الأمر الذي أدى إلى ما أدى إليه، حتى أن كتابة الدولة في الشباب آنذاك عاشت وضعا مسبقا خلال تاريخها.


فقد ساد في دواليبها، حسب مصادر مطلعة، الفوضى والصراعات بين مختلف هياكل الوزارة، أهمها الصراع الذي دار بين الوزير والكاتب العام، حتى أن الوزير فشل في إزاحة الكاتب العام من منصبه وكذا مدير الشباب والطفولة رغم محاولاته العديدة.


في حين ذهب أحدهم إلى كون الكاتب العام يمثل الوزير الأول إدريس جطو المسؤول الأول عن قطاع الشباب داخل كتابة الدولة، مما جعل الأسئلة عالقة تنتظر حلها، إلى درجة تساءل الموظفون عن المسير الحقيقي لكتابة الدولة، هل الكحص، أم التكنوقراطي جطو من خلال الكاتب العام.


بعض الاتحاديين يرون في الكحص المهدي المنتظر الذي قد يعيد للحزب أمجاده، خصوصا أن دماءه "الوردية" من شأنها أن تشبب الحزب المهدد بالشيخوخة بالرغم من قاعدته الشبابية الواسعة.
أما بعضهم الآخر فيلقبونه بالوزير البوليميكي، لكونه يمتلك بعد نظر خارق، فهو يقضي أوقاتا كثيرة في التأمل، وتأمله ينم عن مخاض عسير داخل وعاء رأسه الذي أخذت فيه بعض الشعيرات سراحها، والمخاض هذا، أنجب عدة مبادرات، من ضمنها، الجامعات الشعبية، العطلة للجميع، زمن الكتاب ومسرح الشباب، غير أن أبواب هذه المشاريع مهددة بالإقفال، خصوصا أن الكحص هو الذي يمتلك مفاتيحها، وبمجرد مغادرته للوزارة، ستصبح عبارة عن انجازات تزخر بها سيرته الذاتية، غير أنه ينفي هذه التكهنات، واصفا إياها بأنها مشاريع وطنية، وسياسة دائمة، مبشرا باستمراريتها في ظل سيادة الوزارة.


وصفه البعض أيضا بالمحظوظ، لا لشيء سوى أنه استوزر بعد أول مشاركة له في درب الانتخابات، فقد انتخب في مدينة الدار البيضاء بتراب عمالة البرونوصي زناتة، ليلج مباشرة إلى عالم الاستوزار، بعد أن عينه الملك محمد السادس كاتبا للدولة في الشباب سنة 2002.


المتعاطفون مع الكحص يرون فيه رجل المبادرات وصاحب المواقف الحاسمة، جريء، لا يتنازل عن إبداء فكرته خصوصا عندما يتم استدعاؤه إلى إحدى البرامج التلفزية ولو اقتدى الحال إتمامها في بعض الجرائد، كما يحبون فيه رؤيته المتجددة، مما يضفى عليه لمسة شبابية تلائم تربعه على عرش الوزارة.
غير أن منتقديه لهم وجهة نظر أخرى في محمد الكحص، فهو من منظورهم، حداثي أكثر من الحداثيين، لا يترك الفرصة تمر دون أن يوجه نقده للإسلاميين، مثلما حصل في برنامج "بوليميك" في القناة الثانية الذي استضافه إلى جانب لحسن الداودي من حزب العدالة والتنمية على إثر نتائج تعزيز إحدى المؤسسات الأمريكية، التابعة للحزب الجمهوري، ومنهم من وصفه بميدان للمصارعة، ففي داخله يتعارك الوزير والصحافي، لكن من سيحظى في الأخير بإعلان سيادته على شخص الكحص؟


ومع أن الكحص، الذي صرح لإحدى المجلات، أن بإمكان أي شاب مغربي أن يصبح وزيرا، فإنه حتما كان مخطئا، فهناك من يقول إن الوزير الصحفي، انطلق في حكمه هذا من تجربته الشخصية، فهو ينحدر من أسرة تازية فقيرة ويضيف: قد تصح النظرية إذا أخذنا بعين الاعتبار تاريخ الرجل، لنقل انه لم يصل إلى مصاف النخبة، إلا لأن المؤسسة الحزبية كانت وراءه، فهو كان قد انخرط في الاتحاد الاشتراكي في سن 14 سنة وأقام بفرنسا لمدة ليست هينة، وأكيد أنه عرف كيف يستغل ذلك التواجد، إذ بمجرد عودته إلى المغرب سنة 1993 انخرط في هيئة التحرير بجريدة "ليبراسيون" الناطقة باسم الحزب، وبعد تسع سنوات من دخوله المغرب، كان بجلبابه وسلهامه الأبيضين في باحة القصر الملكي يقبل يد الملك وهو يقلده مهمة كاتب الدولة في الشباب.


كخلاصة للقول فإن الرجل الشاب يعتبر لبنة أساس تنضاف إلى اللبنات التي وضعها الملك محمد السادس لتشبيب القطاع الوزاري، وأحد أهم الصحافيين بالمغرب، غير انه حسب العديد من المتتبعين لمسار الرجل، فإن عسل الوزارة أنساه حلاوة تعتصر من شهد مهنة المتاعب، ومهما يكن فسواء كان تقييم أدائه بين السلب والإيجاب، إلا أنه لا زال حديث العهد في مجال الاستوزار، وما أدراك ما الاستوزار.


Almichaal Hebdo